poitiers

Poitiers il y a 100 ans

Auteur(s) : Daniel Clauzier et Gérard SimmatPages : 217
Parution : Octobre 2006Chapitres : 16
Éditeur : Editions Patrimoines et médias Prix indicatif : 39,50 €
Contacter l'auteur pour plus d'informationPour acheter ce livre, merci de contacter directement Gérard Simmat par email.

Poitiers il y a 100 ans

Les quelques 450 cartes postales présentées en couleurs dans cet ouvrage datent d'avant 1914. A cette époque, la France était sillonnée par de nombreux photographes, véritables reporters qui ont gravé pour la postérité les mille et un visages du pays. Pour Poitiers, les images ne manquent pas et nous le devons le plus souvent à de talentueux photographes. Au début du siècle dernier, ces cartes étaient déja collectionnées et échangées, c'est ainsi que ces modestes "bouts de carton" ont traversé le temps. Ils nous offrent aujourd'hui un regard à la fois sensible et nostalgique de la ville et un irremplaçable témoigtnage de la vie d'autrefois.


Quelques extraits du livre

Artisanat et industrie (page : 130)

La Grande Epicerie Parisienne a été fondée en 1874 par E. Rochas au n° 27 rue Gambetta, qu'elle quitte en 1899 pour le n° 37 où elle restera jusqu'à sa disparition, remplacée par la Maison de la Presse de M. Bégnard. Elle avait le monopole de la vente des produits Félix Potin de Paris. Elle n'avait aucune succursale elle-même en dehors de Poitiers ni dépôt quelconque et luttait dans sa publicité contre ces maisons qui avaient repris son nom et copiaient presque textuellement ses catalogues, ses étiquettes et ses autres imprimés.

Commerces (page : 112)

Le Grand Hôtel de l'Europe est toujours en place en 2006 au n° 39 rue Carnot (anciennement 5 rue des Trois-Piliers.) Il était tenu entre 1893 et 1914 par Ernest Vallée. Il possédait de belles remises et écuries avec box. Sa table avait pour spécialité des dindes, des poulardes et des perdreaux truffés. Le plus ancien hôtel prenant des voyageurs à l'époque était son voisin l'Hôtel des Trois-Piliers au n° 37, tenu alors par Mme veuve Rousset.

Culture et érudition (page : 148)

Dans la salle de l'ancienne chapelle se trouve le musée lapidaire de la Société des antiquaires de l'Ouest. Cette photo nous montre la muséographie de l'époque.

Destins poitevins (page : 190)

Prosper Augouard (1852-1921) était une célébrité poitevine dont les aventures étaient suivies avidement dans la presse. Fils d'ouvrier, il quitta le petit séminaire de Montmorillon sur un coup de tête et s'engagea chez les zouaves. En 1873, il rentra au séminaire de Sées (Orne), puis fut ordonné prêtre chez les pères du Saint-Esprit. Evêque, il restera quarante-trois ans au Congo, en tant qu'évangélisateur et qu'explorateur, raisant orner la cathédrale de Mloa (Brazzaville) de vitraux représentant saint Hilaire et sainte Radegonde.

Edifices publics (page : 58)

L'architecte Guérinot a conçu la place en 1866. Les acheteurs devaient strictement respecter un plan d'élévation en style néoLouis XIII par souci d'harmonie avec la préfecture. En revanche, ils pouvaient concevoir l'intérieur à leur guise : hôtel particulier ou immeuble de rapport. Les constructions se sont étalées jusqu'en 1878. Sur cette place, on installait régulièrement un chapiteau énorme pour les spectacles scolaires qui attiraient toujours beaucoup de monde.

Eglises et religions (page : 66)

Une vue du majestueux chevet XIe de Montierneur, surhaussé au XIIIe et au XVII siècle. Depuis le XIXe siècle, les anciens bâtiments de l'abbaye de Montierneuf étaient occupés par la caserne du 20e régiment d'artillerie. Elle prit le nom de caserne Dalesme en 1887. Dans l'église, la statue en bois de sainte Barbe rappelle toujours qu'elle est la patronne des artilleurs. On la retrouve d'ailleurs sur une maison XIXe du boulevard du Grand-Cerf, non loin d'ici.

Enseignement (page : 86)

Le bâtiment possédait un campanile important et une immense chapelle iiro gothique, œuvre de l'architecte Perlât, construite en 1867. C'est cette chapelle qui sera remontée aux rocs dans les années 1930 pour devenir l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et Sainte-Jeanne-d'Arc. Dans l'entre-deux-guerres, les frères Martineau reprendront les formes austères de cette façade sur rue pour en garder le souvenir. En 1910, on y crée un cours d'enseignement ménager puis, en 1912, les temps obligent, un cours de dactylographie.

Fin de semaine (page : 198)

Des sociétés de gymnastique proposaient également des exercices, comme des pyramides humaines. Il y avait aussi des spectacles cyclistes, des tireurs, des courses romaines... Parmi tous ces spectacles, il reste à en mentionner deux grands venus de l'extérieur: le cirque Barnum en 1902 et Buf'falo Bill's Wild West en 1905. Ces deux événements mémorables eurent lieu à la Pointe à Miteau.

Monde agricole (page : 142)

Le marché Saint-Hilaire, dont la construction en 1859 causa la disparition des arènes romaines, se trouvait à l'extrémité de la rue Magenta. C'est l'ouverture de ces halles qui entraîna, par crainte de concurrence, la création de celles de Notre-Dame. On y trouvait 23 magasins souterrains, 110 compartiments pour les marchands. Au centre du bâtiment de 48 m se trouvait une fontaine.

Panorama d'une cité de province (page : 20)

Debout entre les chaises et tables pliantes, les garçons de café aux longs tabliers blancs attendent le client. Le boulevard, où s'alignaient hôtels et cafés, a gardé son nom d'auberge ancienne. Des grands arbres apportent en 1900 de l'ombre aux promeneurs et aux voyageurs.

Premières cartes postales: Jules Robuchon (page : 16)

Les premières cartes postales illustrées de Poitiers - et réalisées à Poitiers - sont, pour autant qu'on le sache, l'œuvre du photographe vendéen Jules-César Robuchon. Le cyanotype, inventé en 1842 par William Herschel, est une variante simplifiée du procédé photographique. La feuille du tirage, préalablement badigeonnée d'un mélange de citrate de fer et de ferrocyanure de potassium, est exposée une fois sèche sous un négatif à la lumière du jour. Le résultat est un tirage en bleu et blanc. Faute de matériel d'impression adéquat, Robuchon utilisera cette technique pour ses premières cartes postales en mars 1900, trouvant certainement par ce biais un moyen de faire facilement des cartes en série à bon prix. Ensuite, il les signait et titrait à la plume, puis au tampon.

Progrès techniques (page : 180)

Jules Védrines, gagnant de la course Paris-Pau, fut un des pilotes les plus populaires de lepoque. Il atterrit à Poitiers le 29 mars 1911 et, suite à des problèmes techniques, y reste bloqué sans pouvoir finir la course. Il réalise deux vols pour les curieux. Lors de sa troisième tentative du Paris-Pau, le 23 avril, il atterrit à Poitiers sans prévenir personne et repart pour Pau. Le 30 décembre, le maire reçoit une dépêche : « Pars pour Pau demain matin - atterrissage à Poitiers prévu pour 9 h - préparez champagne, 80 litres d'essence et 20 litres d'huile - amitiés -Védrines. » Une foule l'attendra : il ne viendra jamais.

Santé (page : 108)

L'école de sages-femmes de l'Hôlel-Dieu de Poitiers, pour l'année 1912-1913. Avec de gauche à droite mesdemoiselles : Fromenteau, Chrétien, Bobin, Sarrau, Sainclivier, Paris, Clavière (directrice), Bonneau, Senelier, Roui et Blondet. Marie Clavière, officier d'Académie, fut directrice de la maternité de 1881 a 1917 et directrice de la maternité de la Vienne.

Vie militaire (page : 100)

Situé à côté ilu champ de tir des Renardières, le quartier de la Chauvinerie accueillait les premiers aéroplanes. On y avait construit des hangars où se réunissaient les amateurs d'aviation. Étant donné le cadrage un peu trop parlait, cette photo est certainement un habile montage.

Vie quotidienne (page : 164)

Situé en haut de la Cueille Mirebalaise, le quartier du Porteau a conservé aujourd'hui son allure de village campagnard surplombant Poitiers. Les fermes étaient situées depuis le Moyen Age aux portes de la ville. Les noms des quartiers périphériques de la ville évoquent les fermes anciennes, dont certaines étaient encore en activité en 1900 : le Porteau ou la Sablière, mais aussi la Bugellerie, la Blaiserie, la Fosse Rouge, la Grange Saint-Pierre... Des quartiers comme Montmidi, Bellejouanne ou Beaulieu étaient occupés par des champs de blé, d'avoine ou de chanvre, des vignobles mais aussi par des élevages bovins.



Gérard SIMMAT
18, rue Cornet
86000 Poitiers
Tél. : 05 49 88 73 77
Port. : 06 77 04 53 57
Fax.: 05 49 61 72 76
Envoyer un email
Crédits | Mentions légales